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Les changements climatiques: les sources de GES au Québec

Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2007 et leur évolution depuis 1990

Sommaire

• Entre 1990 et 2007, les émissions de GES au Québec ont augmenté de 5,6 %. Au cours de cette période, la consommation d’énergie provenant des combustibles fossiles s’est accrue de 12,1 %, tandis que la population a crû de 9,9 % et le PIB de 43,9 %.

• Durant cette même période, les émissions des GES par habitant ont fluctué légèrement, s’établissant à 11,5 tonnes par habitant, soit une baisse de 3,9 % depuis 1990. L’intensité des émissions de GES par rapport au PIB a diminué de 26,6 %, passant de 0,45 à 0,33 kilotonne équivalent de CO2 par M$ de PIB.

• La hausse des émissions de GES observée entre 1990 et 2007 est principalement attribuable à celle qu’a connue le secteur du transport, soit un accroissement de 29,3 %. Depuis 1991, les émissions sont en constante augmentation dans ce secteur.

• En 2007, les émissions québécoises de GES représentaient 11,8 % des émissions canadiennes, lesquelles atteignaient 747 Mt éq. CO2.

• En 2007, le dioxyde de carbone (CO2) constituait 81,4 % de l’ensemble des émissions québécoises. La production de méthane (CH4) s’établissait à 9,9 %, celle de l’oxyde nitreux (N2O) à 5,6 % et celle de polyfluorocarbures (PFC) à 1,8 %. Les autres GES, soit les hydrofluorocarbures (HFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6), comptaient pour 1,4 % du total.


Tendances par secteur d’activité

Transport
• Le secteur qui produisait le plus d’émissions de GES au Québec en 2007 est celui du transport (routier, aérien, maritime, ferroviaire, hors route), atteignant 36,0 Mt éq. CO2, soit 40,7 % des émissions. Les GES de ce secteur proviennent de la combustion des combustibles fossiles (essence, diesel, huile lourde, propane, gaz naturel, etc.) utilisés comme carburant.

• À lui seul, le transport routier, qui comprend les motocyclettes, les automobiles, les camions légers et les véhicules lourds, a rejeté, en 2007, 28,7 Mt éq. CO2 dans l’atmosphère, soit 79,8 % des émissions provenant du transport. Les définitions de camions légers et de véhicules lourds figurent à l’encadré 3.

• Le transport routier est en grande partie responsable de la hausse de 29,3 % des émissions observées dans l’ensemble du secteur du transport entre 1990 et 2007. Pendant cette période, elles sont passées de 21,0 à 28,7 Mt éq. CO2, soit une augmentation de 37,0 %.

• Cette hausse de 7,8 Mt éq. CO2 est directement liée à l’accroissement du nombre de camions légers (fourgonnettes, les camionnettes et les véhicules utilitaires sport) et de véhicules lourds sur les routes depuis 1990.

• Il faut noter que la meilleure performance, sur le plan énergétique, des moteurs des véhicules ne se traduit pas nécessairement, au bout du compte, par une diminution des émissions de GES, car cet avantage potentiel est diminué, voire annulé, par l’augmentation de la puissance, du poids et des accessoires des véhicules ainsi que du kilométrage parcouru.

Industrie

• Au Québec, le secteur de l’industrie vient au deuxième rang quant aux émissions de GES par secteur, après celui du transport, affichant des rejets évalués à 28,7 Mt éq. CO2 en 2007, soit 32,4 % des émissions totales. La répartition des émissions du secteur de l’industrie est la suivante : 61,4 % proviennent de la combustion, 37,8 % des procédés, 0,9 % des émissions fugitives ainsi que de l’utilisation de solvants et d’autres produits.
• Les émissions de GES du secteur de l’industrie ont diminué de 6,3 % entre 1990 et 2007.

Résidentiel, commercial et institutionnel

• Les émissions de GES concernant l’ensemble de ce secteur se chiffraient à 11,3 Mt éq. CO2 en 2007, ce qui représente 12,8 % des émissions québécoises. Elles ont augmenté de 4,7 % par rapport à 1990. Le sous-secteur résidentiel représente 43,1 % du secteur en 2007, et le sous-secteur commercial et institutionnel, 56,9 %.
• Depuis 1990, le chauffage résidentiel est de plus en plus propre. En effet, le mazout est progressivement délaissé au profit de l’électricité et du gaz naturel, une source d’énergie qui émet moins de GES et moins de contaminants tels que le dioxyde de soufre (SO2) et les particules. En 2007, les émissions de GES dans le sous-secteur résidentiel affichaient une baisse de 26,1 % par rapport à 1990.

• Dans le sous-secteur commercial et institutionnel, elles ont toutefois augmenté de 53,0 % au cours de cette même période, résultat d’un accroissement de la demande en énergie. Il est à noter que contrairement au secteur résidentiel, dont le chauffage provient principalement de l’électricité, les combustibles fossiles pour le chauffage des bâtiments commerciaux et institutionnels sont largement utilisés.

Agriculture

• Au Québec, en 2007, le secteur de l’agriculture a rejeté 7,3 % des émissions de GES dans l’atmosphère, soit 6,4 Mt éq. CO2.

• La gestion des sols agricoles ainsi que la fermentation entérique produisent la plus grande part de ces émissions, soit respectivement 46,2 % et 38,9 % du total du secteur. La gestion du fumier émet quant à elle 14,9 % des émissions de ce secteur.

• Entre 1990 et 2007, les émissions produites par cette activité agricole ont augmenté de 19,7 %, passant de 0,8 à 1,0 Mt éq. CO2.

Déchets

• Le secteur des déchets a produit 5,5 % des émissions totales de GES au Québec en 2007, soit 4,9 Mt éq.CO2 sous forme de CH4 et de N2O.

• L’enfouissement des déchets solides, y compris les résidus des usines de pâtes et papiers, en est le principal émetteur, responsable à lui seul de 92,1 % des émissions de ce secteur. Le traitement des eaux usées en produit pour sa part 4,4 %, et l’incinération des déchets, 3,5 %.

• Entre 1990 et 2007, les émissions de ce secteur sont passées de 7,1 à 4,9 Mt éq. CO2, soit une diminution de 31,7 %. Cette baisse résulte principalement du captage et de l’incinération des biogaz dans plusieurs sites d’enfouissement avec, dans certains cas, une récupération de l’énergie. Pendant cette même période, la quantité de déchets enfouis a augmenté de 27,6 %.Électricité

Électricité

• En 2007, les entreprises produisant de l’électricité ont rejeté 1,09 Mt éq. CO2, soit 1,2 % des émissions québécoises.

• Les fluctuations ponctuelles observées depuis 1990 sont surtout liées à la centrale thermique de Tracy. Cette centrale est principalement utilisée durant les périodes de pointe de demande d’électricité en hiver et pour assurer une réserve énergétique lors des périodes de basse hydraulicité. Elle a été beaucoup utilisée en 2003 et 2004, avec des émissions annuelles respectives de 1,3 et 1,0 Mt éq. CO2. En 2007, ses émissions sont plus représentatives d’une utilisation en périodes de pointe, avec 0,05 Mt éq. CO2.

 

 




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